Les prises de conscience, ça existe. Vous pouvez attendre qu'elles viennent d'elles-mêmes, ça c'est sûr, mais souvent vous vous retrouverez à attendre toute votre vie une chose qui peut-être ne viendra jamais. Vous pouvez les provoquer aussi, mais ça veut dire que quelque part vous les recherchiez déjà, et on peut pas vraiment dire alors que ce sont des prises de conscience.
Ou alors vous pouvez les subir d'un coup, comme un bon coup de poing dans votre petite gueule qui vous remettrait les idées en place et qui, à fortiori, vous ouvrirait les yeux. Qu'est ce que ça fait à un aveugle de voir pour la première fois? Ca fait mal. Oui. Faut avoir mal pour avancer, faut croire... quelque part, j'ai dû le chercher moi même, en bon masochiste, et je ne regrette pas l'expérience, je la remercie au contraire, je la salue et je la toise à présent.
Qu'est ce que le pouvoir? Vous le demandez vous parfois? Le pouvoir que l'on a sur notre propre existence? Vous la subissez, vous? Moi j'ai décidé de la vivre. J'ai assez subis, j'ai assez joué au mouton de panurge, j'ai assez suivi la masse, obéis à la bienséance, aux règles sociales et morales, à la bonne parole, j'ai assez cru en la bonté humaine, en l'avenir de l'homme, en la politique, voir même en la religion, j'ai assez délégué mes tâches et mes buts, mes affects et mon rôle sur le dos des autres, je me suis assez reposé sur eux, j'ai assez vampirisé leurs âmes et volé leurs sentiments. Maintenant je ne veux plus suivre, je ne veux plus dépendre, je veux mener, je veux diriger. Et non seulement je le veux... à présent, je le peux.
J'ai ce pouvoir, et vous l'avez tous, bande de cons!! N'attendez pas comme moi que ces possibilités s'imposent à vous pour les embrasser... n'attendez pas comme moi que les choses se fassent, mais provoquez les!! Maintenant que j'accède à cette nouvelle vision des choses, que je sais ce que je veux, que je sais comment l'obtenir, que je sais que tout peut me réussir, alors je peux dire que j'ai plus peur de vivre, et encore moins de mourir, j'ai plus peur de perdre ce qui m'appartient, ni de le mettre en jeu. Je suis devenu un flambeur de vie, chaque jour qui passe, je vais le vivre à fond, que ce soit en solitaire ou en groupe, je n'hésiterai plus une seule seconde à vivre, à m'amuser, à m'éclater, car les regrets tuent. Ils sont là, vous contemplent.
Je porte trop de regrets en moi, et je les ai tous provoqué : j'ai choisi de ne pas vivre à fond là où j'aurai pu être à cent lieu au dessus de la portée de ce que vous vous imaginez être le plaisir et le bonheur. J'ai préféré me morfondre, laisser faire, attendre, tergiverser, réfléchir, perdre mon temps, me prendre la tête... et au final je le regrette. Que de temps perdu. La vie est trop courte, elle mérite d'être étreinte, d'être vécue à fond. Ca ne veut pas dire que vous devez perdre votre moralité, ce qui vous semble juste... mais arrêtez de laisser ces aprioris dominer votre vie, faites en une ligne directrice, pas un code de conduite : les règles sont faites pour être détournées.
Bordel, quand je pense à tous ces gens qui oublient de vivre et croient être heureux, quand je vois tous ces types qui imaginent que grosses caisses, belle maison, piscine et retraite plantureuse sont des signes de bonheur assurés, je me marre. Aucunes de ces personnes ne saura jamais ce que c'est de jouer, de profiter, d'aimer à en perdre la raison. Pourquoi? Parce qu'il faut se déshiniber, faire le choix de vouloir, étreindre de force toutes les situations et traiter la vie avec ironie.
Je repense à ce que m'a dit un jour quelqu'un que je ne remercierai jamais assez... je le réadapte à ma sauce, mais c'était quelque chose comme ça... "Un jour, vous vous assiérez dans votre fauteuil en allumant la télé, et moi je marcherai sur la Lune". J'comprends maintenant... je comprends, oui.
Et puis faites chier, plantez votre doigt dans votre cul, ressortez le et sentez!! Ca pue la merde? Bienvenue sur Terre.